Jouant sur les quiproquos, Jean Pierre Muller (Bruxelles 1967) s'attache à brouiller les pistes visuelles, culturelles et conceptuelles.
Photographie, dessin, sérigraphie, peinture se fondent, interventions gestuelles et mécaniques se confondent pour offrir une vision du monde à plusieurs lectures, amalgamant histoire de l'art et sous-cultures de consommation.
L'artiste reconnaît cependant à l'oeuvre le droit à la beauté. Son oeuvre, rythmée par la couleur, est essentiellement urbaine. Ainsi son travail a pris des formes multiples, petits tableaux intimes ou énormes fresques, volumes (les «Mullairplanes» et les «Mulldings», les bustes peints...) ou palissades triptyques, jusqu'à y intégrer l'espace environnant (la création d'un temple à la ville lors de son exposition au Musée d'Art Contemporain de Saragosse, l'intégration de tableaux au paysage nocturne de Bruxelles lors de l'événement «Un soir à Sagacity», « The Montevideo Affair » à la Galerie Ruben Forni, etc).
Autant son oeuvre naît d'une recherche personnelle, autant Jean Pierre Muller tient à sa rencontre avec le public, créant des oeuvres monumentales pour des lieux spécifiques (Li-Fung Tower à Hongkong, Creneau Interiors à Hasselt, le pavillon belge à l'exposition universelle de Hanovre,...), n'hésitant pas, de par son attachement à une certaine pop culture, à adapter son travail lors d'incursions dans le monde de la communication (l'affiche des élections européennes en 1999, l'ut????ilisation d'un «Mullairplane» comme image de marque d'une agence de voyages aériens,...).
De même, les collaborations et les confrontations avec d'autres créateurs jouent un rôle particulier dans l'évolution de ce travail. On peut citer ici l'invitation faite à une dizaine de plasticiens d'élaborer une gigantesque fresque pour les Beaux-Arts d'Alger, l'exposition confrontation avec le peintre tchèque Mirek Kaufman au Centre Culturel de la Communauté Française à Prague, la conception de l'événement «Sunrise Surprise» avec le jazzman new-yorkais Anthony Coleman .
Jean Pierre Muller (Brussels, 1967) has developed a process that tends to assume the relation to painting as well as integrating elements of contemporary culture that oppose it. His work, given rhythm by colour, is essentially urban.
Playing on cross-purposes, Muller endeavours to confuse visual, cultural and conceptual issues. Photography, drawing, silk screen, painting merge, gestural and mechanical interventions meet to offer a vision of the world with numerous readings, combining History of art and consumption subcultures.
And so has his work taken multiple forms, small intimate pictures or monumental paintings, volumes ("Mullairplanes" and "Mulldings", painted busts,...) or triptych fences, until integrating the surrounding space (the creation of a temple to the city for the exhibition in the Museum of Contemporary Art in Saragossa, the integration of paintings in Brussels nightscape for the "One night in Sagacity" event,...)
His work may be born from a personal research, but Jean Pierre Muller cares about its encounter with the audience, creating works for specific locations (Li-Fung Tower in Hongkong, Creneau Interiors in Hasselt,...) By his attachment to a certain pop culture, he doesn't hesitate to even adapt his work for occasional incursions in the world of communication (creation of the European Elections poster in 1999, use of a "Mullairplane" as trademark for a travel agency,...)
In the same way, collaborations and confrontations with other creators play a particular part in his work's evolution. One thinks here for instance of the invitation made to ten visual artists to conceive a huge fresco for Algiers' Beaux-Arts, or the confrontation-exhibition with Czech painter Mirek Kaufman at the Belgian Cultural Centre in Prague, or the "Sunrise Surprise" event with New York jazz musician Anthony Coleman.